Les taux faibles rendent les dividendes plus attrayants

11-16-2020
Les taux faibles rendent les dividendes plus attrayants

Cinq titres à faible risque versant des dividendes à envisager

 

Si vous vous accrochez en attendant que les taux de CPG reviennent « à la normale », vous en avez pour un moment. Cela pourrait prendre au moins cinq ans, voire plus, avant que vous ne puissiez trouver un CPG de cinq ans payant plus que 3,5 %. En fait, les taux que nous observons actuellement constitueront probablement la norme pour les prochaines années, même si l'inflation augmente. Cela se traduit par des taux sur cinq ans dans les 2 % pour les plus petites institutions et de 1 % ou moins dans les plupart des grandes banques.

La Banque du Canada et le Conseil de la Réserve fédérale américaine ont déjà abandonné leur taux d'inflation cible habituel de 2 % comme déclencheur d’un resserrement. Ils utiliseront à présent une moyenne sur une longue période de temps, ce qui signifie que l'inflation pourrait atteindre 3-4 %, sans amorcer une hausse de taux.

Il existe diverses raisons à cette approche. Pour commencer, l'économie est bien évidemment extrêmement fragile. Nous n'avons connu un déclin aussi sévère depuis la Grande Dépression, et si la deuxième vague d'infections de coronavirus provoque davantage de fermetures, les choses pourraient s'empirer avant de s'améliorer.

Deuxièmement, les déficits massifs que les gouvernements accumulent augmentent la charge de la dette à un rythme qui aurait été inimaginable avant cette année. Heureusement pour nos leaders politiques, les très faibles taux d'intérêt rendent le coût du service de cette dette gérable. Le mois dernier, une nouvelle émission des obligations du Québec sur 30 ans versant 1,89 % s'est écoulée en 18 minutes. C'est dans ce genre de monde que nous vivons.

Les foyers font face à la même situation que le gouvernement. Du moment qu'ils peuvent emprunter à un coût faible (par exemple, hypothèques vs cartes de crédit), les gens peuvent supporter une charge de dette plus grande, sans risquer la faillite.

Qu'est-ce que cela signifie donc pour vos investissements? Avec les taux de CPG actuels, vous seriez chanceux d'atteindre le seuil de rentabilité après prise en compte de l'inflation (qui va presque certainement augmenter) et des impôts. Selon les taux offerts sur les dernières émissions, les obligations ne semblent pas être une bonne option pour les investisseurs axés sur le revenu.

Il nous reste alors le marché boursier. Les émissions qui versent des dividendes ont eu tendance à sous-performer ces derniers mois, mais les entreprises de qualité ont maintenu leurs versements et, dans certains cas, les ont même augmentés.

J'ai toujours été partisan d'un portefeuille équilibré, mais c'était à l'époque où le monde tournait rond. Aujourd'hui, nous devons repenser la manière dont nous positionnons dorénavant nos actifs. Je pense qu'il est temps de reconsidérer la répartition traditionnelle 60-40 entre les actions et les obligations et de transférer un pourcentage plus élevé de nos actifs, vers des actions à faible risque qui versent des dividendes. Permettez-moi d'être clair sur la signification de « faible risque » : je parle de titres dont la valeur de marché fluctuera dans les années à venir, mais qui maintiendront ou augmenteront leurs dividendes/distributions. Pour les investisseurs axés sur le revenu, cela devrait être la priorité. Ne vous inquiétez pas si le prix d'une action baisse temporairement. C'est si une société que vous possédez réduit ses dividendes que vous devez vous inquiéter.

Certaines des actions canadiennes qui devraient figurer dans tout portefeuille de dividendes incluent :

Fortis Inc. (TSX: FTS). La société a récemment annoncé une hausse des dividendes de 5,8 % à 0,505 $ par trimestre (2,02 $ par an), à partir du versement de décembre. Fortis a par ailleurs prolongé jusqu'en 2025 ses orientations concernant les futures hausses annuelles des dividendes de l'ordre de 6 %. Le rendement de l’action est de 3,7 %.

Brookfield Renewable Partners (TSX: BEP.UN). Les actions d'énergie verte s'en sont bien sorties durant la pandémie, par rapport aux sociétés de combustibles fossiles qui sont en difficulté. La société en commandite a pu augmenter son versement annuel de 5-7 % au cours des dernières années, et je ne vois pas pourquoi cela changerait. Les actions versent actuellement 0,434 $US par trimestre (1,736 $US par an), pour un rendement de 3,2 %.

BMO Groupe financier (TSX: BMO). La pandémie affecte les banques de deux façons. Elles se retrouvent forcées d'augmenter leurs provisions pour pertes sur prêts afin de se protéger contre les défaillances des clients, ce qui réduit leurs revenus. De plus, le faible niveau des taux d'intérêt réduit les marges de bénéfice. Il leur faudra un certain temps pour se remettre, et les investisseurs ont réagi en faisant du dumping sur les actions et en faisant baisser les prix. Cependant, cette réaction était exagérée, comme l'a récemment déclaré l'analyste de la Bank of America, Ebrahim Poonawala, dans un rapport de recherche. Il a rehaussé la note de deux banques canadiennes, dont la BMO. Les actions versent un dividende trimestriel de 1,06 $ (4,24 $ par an), pour un rendement de 5,2 %.

La Banque de Nouvelle-Écosse (TSX: BNS). Il s'agit d'une autre banque canadienne dont la note a été augmentée par la Bank of America. Le dividende trimestriel est de 0,90 $ par action (3,60 $ par an), pour un rendement de 6,4 %.

BCE Inc. (TSX: BCE). La plus grande société de télécommunications du Canada affiche toujours un déclin par rapport à son niveau atteint pré-COVID, mais se négocie dans une fourchette étroite allant de 55 à 60 $ depuis sa reprise suivant l'effondrement de mars. Bien que les derniers résultats trimestriels ne fussent pas impressionnants, le dividende trimestriel de 0,833 $ (3,332 $) semble sûr, et le rendement de 5,9 % semble très attrayant.

Avis de non-responsabilité : Je détiens des participations au sein de Fortis, Brookfield Renewable et BCE.

M. Gordon Pape fait partie des experts en investissement et des commentateurs de finances personnelles les plus connus du Canada. Il est l'éditeur des bulletins d'information The Internet Wealth Builder et The Income Investor qui sont disponibles à travers le site Web Building Wealth.

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